1,2,3,

IMG_8567

Audrey Cottin, Tony Video & David de Buyser photographed by Matthias Mayz.

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10, 9, 8, 7, 6,

Capture d’écran 2014-01-24 à 18.07.32

Drawing by Erwann Surcouf.

5, 4, 3, 2,

Capture d’écran 2014-01-24 à 18.07.13

Drawing by Erwann Surcouf.

O.T.POMPIDOU><S.M.A.K. PDF Printable Version.

O.T.POMPIDOU><S.M.A.K. PDF Screen Version.

O.perating T.heatre Pompidou><S.M.A.K.

Capture d’écran 2014-01-24 à 15.57.36Drawing by Singeon Waters.

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O.T.POMPIDOU><S.M.A.K. set on/in ‘Museum for a Small City’ 4/4 by Richard Venlet.

Photographed by Matthias Mayz.

Alexis Argyroglo

Capture d’écran 2014-01-24 à 17.57.07

Drawing by Erwann Surcouf.

Bonjour !


Je m’appelle Alexis Argyroglo, je suis libraire au Centre Pompidou, et Audrey Cottin m’a demandé de décrire « Plight », la pièce de Joseph Beuys dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, comme dans un abri. J’ai trois minutes. Alors déjà une information pour introduire le sujet. Si les ayants droits de Beuys nous permettent de transmettre en direct les images filmées, ils ne nous permettent pas de les enregistrer ; on n’a pas le droit non plus de faire des photos. Donc c’est maintenant que ça se passe, on ne pourra pas se repasser le film, rien ne doit sortir d’ici. Voilà pour la situation critique immédiate. Je vais faire en sorte que la caméra fasse un mouvement panoramique pour vous montrer la deuxième partie de la pièce, avec le piano… et là au fond on aperçoit la barrière de sécurité en plexiglas. Depuis la réouverture du Centre Pompidou en 2000 après deux ans de travaux, il y a une barrière de sécurité qui retient les visiteurs sur quelques mètres de seuil dans la première pièce de l’installation, à distance des murs recouverts de feutre en gros rouleaux et du piano – sur le piano il y a un tableau noir sur lequel sont tracées à la craie des portées musicales sans notes, et un thermomètre. 2000 c’est aussi l’époque où à Paris sont apparus les premiers éléments de mobilier urbain destinés à empêcher les sans-abri de s’asseoir ou de s’allonger : barrières, rochers coulés dans le béton, poteaux, piques, cônes métalliques, plans inclinés, fausses décorations végétales en dur, etc. Il faut dire maintenant que le musée, dans d’autres proportions que la bibliothèque publique d’information, située aux étages en dessous et dont l’accès est gratuit, peut être aussi un refuge pour sans domicile fixes et autres publics précarisés. Il y fait chaud et il y a des toilettes. Et dans la pièce de Beuys, on gagne encore sur le reste du musée quelques degrés supplémentaires ; le thermomètre est cassé alors je ne peux pas vous dire exactement. J’ai rencontré plusieurs agents d’accueil du musée pour leur demander l’attitude des visiteurs dans l’installation de Beuys. Assis sur une chaise en dehors de la pièce, les agents qui se succèdent à ce poste ne peuvent qu’entendre les réactions des gens qui visitent « Plight ». Si un visiteur tente de passer la barrière de sécurité, un gyrophare s’allume à l’extérieur de la pièce et en haut d’une cimaise pour alerter l’agent de service. Je précise, en passant, que les agents d’accueil sont affiliés au département des publics du Centre Pompidou. Violaine Deloste, première agent rencontrée, m’a dit que le public aisé et cultivé fait du bruit, discute, fait des vocalises pour tester l’acoustique, tandis que le public inculte et populaire, surtout présent les premier dimanche du mois qui sont gratuits, ne fait pas le moindre bruit. Voilà, c’est sa conclusion : les pauvres se taisent. Sinon les sans-abri n’y vont pas : on ne peut pas s’asseoir ni s’allonger. Maud Ramier, deuxième agent, qui est aussi historienne de l’art, m’a raconté la disparition des bancs dans le Forum du Centre Pompidou – avant il y avait des bancs. Christine Briand, troisième agent, dit que la pièce de Beuys est mal entretenue : c’est un vrai nid à poussière et à acariens. Sinon elle dit que c’est une pièce magnifique, où le public étouffe un peu mais se trouve saisi par l’effet de sa simple présence dans ce concert silencieux et calfeutré. En 2000 Christine Briand soutient une thèse de doctorat en philosophie à l’université de Marne-la-Vallée, intitulée « L’un par l’autre », où il est question de perception de soi et d’autrui, et d’une recherche fondamentale qui – je la cite – « tente l’aventure d’une réponse personnelle c’est-à-dire également, et seulement de la sorte, possiblement universelle ». J’ai noté ça parce que c’est bien dans le sujet. J’ai invité la quatrième agent, Céline Prunneaux, à venir aujourd’hui dans notre abri ; Céline est aussi historienne de l’art travaillant sur l’installation sonore dans l’art conceptuel des années 60 et 70. En 2000 je travaille à la BPI comme vacataire de rangement, un de mes premiers jobs. Six mois avant la réouverture au public le 1er janvier, on commence à réinstaller les linéaires en métal et puis les livres, et depuis la réouverture on range les livres empruntés par les lecteurs. On voit débarquer tous les sans-abri qui ont été privés de Centre Pompidou pendant deux ans. À la librairie, même année, les employés font grève pour obtenir un treizième mois, et ils l’obtiennent. J’y travaille maintenant depuis deux ans, avec en charge les rayons essais et cinéma, j’ai reçu un mandat syndical il y a un an pour représenter mes collègues qui revendiquent de meilleures conditions de travail, et à force de bruit, de pressions, de tensions et d’arguments on a obtenu avant l’été de bonnes augmentations pour les libraires (entre 8 et 13%) – sauf pour moi qui suis représentant, ça se passe comme ça ici comme ailleurs. Si tous les salariés prenaient la parole, il n’y aurait pas besoin de représentants. La lutte continue ! Ce sont là quelques faits, merci pour votre attention. Je passe la parole à Audrey.

Capture d’écran 2014-01-24 à 15.12.10

Drawing by Singeon Waters.

 

O.T.POMPIDOU><S.M.A.K. 21 JANUARY 2014

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Audience photographed by Matthias Mayz.

Technics & Life Stream Transmission Ramon Diago (Pompidou)

Camera Armand Béhar (Pompidou)

 Co-ordination Armand Béhar, Raphaële Jeune & Matthieu Vahanian (Pompidou)

 ___

 Technics Brice Muylle & Tony Video (S.M.A.K.)

 Life Stream Transmission David de Buyser (S.M.A.K.)

 Camera Audrey Cottin (S.M.A.K.)

 Co-ordination Audrey Cottin, Ann Hoste, Melissa Devos & Renée Pevernagie (S.M.A.K.)

 ___

 1 – Alexis Argyroglo (Pompidou) (Beuys Room Chronicle) 3min. >

 2 – Audrey Cottin (S.M.A.K.) (Presentation) (Hello Future !) 2min. <

 3 – Martin Germann (S.M.A.K) (Hello Future !) 30sec. <

 4 – Orsten Groom (Pompidou) (Musician/Instrumentals) >< Clitt Romney (S.M.A.K.) (Interpret/Singer) 3min.

 5 – Fanny Drugeon & Isabelle le Normand (Pompidou) >< (S.M.A.K.) (Quotation x 2) 1min.

 6 – Melissa Van drie (Pompidou) (Clarinet) >< Meegy Rustamova (S.M.A.K.) (Performance) film for 1min ongoing performance.

 7 – Marthe Ramm Fortun & Kasper Bosmans (S.M.A.K.) (Performance) film for 3min ongoing performance.

 8 – Raphaële Jeune (Pompidou) >< Sarah Kesenne (S.M.A.K.) (Talk) 10min.

 9 – Fanny Drugeon & Isabelle le Normand (Pompidou) >< (S.M.A.K.) (Quotation x2) 1min.

 10 – Oscar Van den Boogaard (S.M.A.K) (Hello Future !) 30sec. <

 11 – Richard Venlet (S.M.A.K) (Hello Future !) 30sec. <

 12 – Rémi Parcollet (Pompidou) >< Dirk Pauwels (S.M.A.K.) (Talk) 10min.

 13 – Melissa Van drie (Pompidou) (Reading) 2min. >

 14 – Fanny Drugeon & Isabelle le Normand (Pompidou) >< (S.M.A.K.) (Quotation x2) 1min.

 15 – Fanny Drugeon & Isabelle le Normand (Pompidou) >< (S.M.A.K.) (Quotation x2) 1min.

 16 – Emi Kodama (S.M.A.K.) (Reading) 2min. <

 17 – Bernard Blistène (Pompidou) (Hello Future !) 30sec. >

  18 – Orsten Groom (Pompidou) (Musician/Instrumentals) >< Clitt Romney (S.M.A.K.) (Interpret/Singer) 3min.

 19 – Credits.

Martin Germann

– Hello Future !

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Martin Germann photographed by Matthias Mayz.

Richard Venlet, Museum for a Small City, Part 4/4.

Thank you to Richard Venlet & S.M.A.K. museum to host O.T.POMPIDOU><S.M.A.K..

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View of Richard Venlet show at S.M.A.K. : ‘Museum for a Small City’ 4/4.

The platform is showing 3 art works from S.M.A.K. collection selected by Richard Venlet.

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1- ‘La colonne pour la Villa Adriana’, by Anne & Patrick Poirier, 1979. (Richard Venlet is showing the art piece dismantled).

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2- ‘La cathédrale’, by Gaston Bertrand, 1950.

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3- ‘Untitled’, by René Heyvaert, 1982.